Notre histoire

En décembre 2017, dans notre village, une famille constituée d’une mère et deux enfants a été déboutée du droit d’asile. Sommée de rendre les clés du logement qui lui avait été accordé au titre de la demande d’asile, la perspective qui se dessinait pour elle était la rue.  Après notre incompréhension initiale, la colère nous a poussé à agir dans les plus brefs délais, à l’approche des vacances de Noël.

C’est ainsi que notre association « 1 Toit 100 frontières » est née, autour d’un café.

Nous ne mesurions pas, à ce moment-là, l’ampleur du problème, pourtant tout près de chez nous.

Bien sûr, nous avions entendu parler des drames en Méditerranée relayés par des médias qui ne disaient en définitive que peu de choses de la réalité vécue par ceux qu’on appelait, de façon indifférenciée, les « migrants », comme s’ils appartenaient à une catégorie à part, à la marge du genre humain.

Lorsque cette famille a dû rendre les clés de son logement, nous avons pris conscience de la traduction concrète des politiques migratoires dans le dispositif d’accueil des demandeurs d’asile : un accompagnement ayant un début et une fin… et, entre les deux, beaucoup d’espoir de tourner la page du passé, de se reconstruire une vie en France et de donner une chance à ses enfants de vivre mieux.

Notre association est née de notre refus d’ôter à ces personnes toute perspective de nouvelle vie sur notre territoire. Cette nouvelle vie passe par un toit, condition même de la dignité humaine.

 

Pourquoi agissons-nous ?

 

L’application du droit d’asile mène à la rue.

Les personnes déboutées du droit d’asile sont sans toit ni droit. Elles ont choisi de vivre en France mais l’État français ne leur reconnaît pas ce droit. Il délivre une obligation de quitter le territoire français, mais celle-ci n’aboutit pas souvent à une « reconduite à la frontière » effective.

 

Alors des familles se retrouvent à la rue, des enfants scolarisés doivent quitter leur école, dont l’État leur ouvre pourtant les portes afin qu’ils deviennent un jour des citoyens de ce pays qu’ils ont choisi. L’effort d’intégration des familles est souvent reconnu par une régularisation après plusieurs années sur le territoire français. Mais pendant cette longue période, elles se retrouvent en situation de précarité matérielle, administrative, psychologique, avec des conséquences souvent dramatiques pour la scolarisation des enfants et la santé des familles.

 

Dans leur mode d’application actuel, les politiques migratoires portent atteinte aux droits humains, aux droits de l’enfant, au droit au logement. Seuls vos dons réguliers pourront permettre à ces familles de vivre dans des conditions décentes pour pouvoir scolariser leurs enfants, comme la loi française les y oblige.

 

Ensemble, refusons d’accepter l’inacceptable.

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